31 août 2006
Aujourd’hui, j’ai à faire…
…un champ de blé à ensemencer, le cours d’une rivière à creuser, un océan à traverser, des étoiles filantes à rattraper, des perles de pluie à ramasser, une montagne à déplacer, et les pleurs d’une petite fille à sécher parce qu’on lui a dit qu’elle ne savait pas peindre.
21 août 2006
Un roman vous-dis-je !

«Un véritable drame ! Il y aura tout : les feux de l’amour ! l’angoisse du trépas, la lame de la trahison plantée dans le cœur de l’innocent, les richesses du Vatican, la solitude de l’île perdue, la douceur enflammée des tendresses charnelles ! Tout ! je mettrais mon âme à fondre au creuset de la damnation, rien que pour ce roman…
– Soit, mettez-vous-y et je vous accorde cette bourse…
– Monseigneur ne le regrettera pas ! »
Trois ans plus tard, après deux révolutions et une faillite, le nouvel éditeur ayant hérité des contrats de son prédécesseur s’enquiert du manuscrit en souffrance et fait envoyer un mot à l’auteur exilé… lequel ouvre le cachet dont la carte ne porte qu’un caractère :
« ? »
L'écrivain importuné s’assied à son bureau, repousse d'un bras l’amas de livres envahissants, allume sa chandelle à demi consumée, renverse le couvercle de l’encrier, trempe sa plume acérée dans le liquide sombre, gratte sur un carton vierge une brève réponse à son correspondant et appelle son secrétaire.
– « Tu feras porter cette lettre à Paris aujourd’hui, en mains propres. Et rapporte-moi du lard et du papier. »
Plein d’espoir, l’éditeur fortuné décachette l'enveloppe provinciale en se calant confortablement dans son fauteuil de cuir patiné aux accoudoirs ouvragés de têtes de tigres du Bengale. Sa bague de rubis rutile à l’index, ses feux chatoyants réveillent des reflets opalescents sur la perle mauve de sa cravate de soie. Sa main manucurée joue avec la missive sibylline. Un signe, un seul pour ample réponse sur le papier blême :
« ! »
Un monde opposé où campent deux attitudes inconciliables régit les mœurs de la création littéraire. Il se peut que la genèse de l'univers réside en fin de compte dans un intervalle que se disputent ces deux signes dont la charge émotionnelle fluctue au gré des pôles antagonistes, ceux de l’inspiration la plus détachée et de l’ambition la plus âpre. L’espace entre eux deux ? Un vide sidéral qui se nourrit du Verbe où s’entrechoquent le souffle éthéré de l'illumination esthétique, les viles préoccupations humaines, la quête de l'idéal, le désir d'assouvir quelque vengeance infâme, les rêves d’hégémonie, les affres de l'humiliation.
La naissance des nations, la chute des princes, le rocher qui s’écroule et emporte dans son élan l’orchestre de plein air, le baril de poudre qui explose en pleine mer dans les cales du trois-mâts, la mère désespérée qui court pieds nus dans la nuit, l’œil luisant du canon du revolver qui se tourne vers la nuque de l'amant jalousé… les pièces d’or qui scintillent dans le regard troublé d’un comptable fébrile, ce sont mille drames jaillissant de l’esprit embrasé d’un auteur indigent…
La création littéraire est fille d'un échange passionnel, aux humeurs agacées, contrariées, compliquées par le calcul des uns et la probité des autres… N’est-ce pas ainsi que naissent et périssent les illusions, les arts, les civilisations ?
© Pierre Vican, 9.11.2005
De Gaulle - 18 juin 1940 - La guerre n'est pas finie
Éditions Acropole, 180 pages, 2001
Extrait

Pendant que de Gaulle reçoit ses ordres de mission, son fils Philippe, qui n’a que 17 ans, prépare son bac de philosophie, qu’il doit repasser en automne à Paris, au collège Stanislas. Le 15 mai, au matin, il reçoit un étrange appel téléphonique d’un aide de camp de son père qui lui apprend qu’une voiture viendra le chercher dans quelques heures pour l’emmener au château de Montry, près de Meaux. Avant midi, une limousine noire vient le prendre dans la cour du collège. Trois heures plus tard, le jeune homme arrive au pied d’un superbe manoir en brique au toit en ardoise. C’est là que campe l’état-major du général Gamelin. Tout autour, sur les pelouses, stationnent en désordre des véhicules militaires et civils. Des soldats en tenue de combat entourent quelques batteries de DCA. Par les portes et les fenêtres de la noble demeure circulent une multitude de fils téléphoniques reliés à des camions, équipés d’antennes, garés dans la cour d’honneur.
Le colonel de Gaulle – sa promotion n'est pas encore effective – se tient au milieu de la pièce, environné d’un groupe d’officiers de toutes les armes. Penchés sur des tables encombrées de téléphones de campagne ou à genoux sur le parquet, leurs mains à plat sur des cartes déployées, ils scrutent les tracés reproduisant la progression des troupes ennemies qui dessine des lignes de front de plus en plus proches de la capitale. Des cendriers pleins à ras bord sont posés sur des chaises. Des estafettes affairées ne cessent d’entrer et de sortir de la pièce.
On prévient le colonel que son fils est arrivé :
« Père ! Que se passe-t-il ? »
Charles de Gaulle se retourne. Philippe découvre un visage plus tendu que jamais, aux rides accentuées par des nuits blanches qu’accuse un teint de cire.
« Ah, vous voilà Philippe ! »
Ce n’est pas dans les habitudes de Charles d’extérioriser ses sentiments, encore moins d’embrasser sa progéniture. Il entraîne son fils à l’extérieur du château, sur la pelouse labourée par les chenillettes des véhicules militaires.
« Je vous attendais avec impatience. Je n’aurai pas le temps de venir à Paris comme convenu et je voulais quand même vous voir. Je dois repartir au front. »
Philippe est bouleversé par la gravité avec laquelle son père le dévisage. Sa voix est rauque et monocorde. Il se doute de quelque chose. Certes, Charles n’a jamais manifesté beaucoup de chaleur paternelle, mais, à cet instant, l’échange entre les deux hommes est encore plus dépouillé que d’habitude.
« Il m’est impossible de venir voir Élisabeth ni la petite Anne et ta maman. Je vais leur envoyer un mot pour leur dire de ne pas rester à Colombey, où elles risquent d’être exposées. Il vaudrait mieux qu’elles s’installent près d’Orléans, chez votre tante Suzanne Vendroux. »
Charles glisse sa main dans la poche intérieure de sa vareuse, en ressort un portefeuille dont il extrait une liasse de billets de banque.
« Voici environ deux mille francs pour toi et la famille. Prends-en soin, vous en aurez besoin. Je ne suis pas certain que ma solde arrivera à temps sur mon compte. C’est tout ce que je peux vous donner. »
Philippe est surpris de se voir soudain confier une telle somme alors que, jusqu’ici, ses parents lui accordaient pour tout argent de poche un pécule de quelques dizaines de francs.
« Mais, Père, je dois passer mon baccalauréat à Paris et Élisabeth ne sait pas encore où elle doit passer la première partie du sien. Et à la rentrée, je dois préparer Navale ! »
De Gaulle jette un regard nerveux par-dessus son épaule.
« Je sais, mon fils. Malheureusement, les événements se précipitent. Vous devez être prêts, toi et ta sœur, à quitter Paris. Entre nous… c’est très sérieux. »
À la surprise de Philippe, son père s’approche et l’embrasse. L’entrevue n’a duré que quelques minutes. Philippe remonte dans la limousine noire pour regagner Paris, chargé d’une enveloppe destinée à faire face à toutes les éventualités.
© Pierre Vican
Aliments astuces beauté
Éditions Delville
Extrait
Nous n’irons pas jusqu’à dire que les aliments préconisés dans ce guide sont susceptibles de supplanter les soins de beauté pour leur efficacité. Mais n’est-il pas intéressant de retrouver, par exemple dans la composition de crèmes hydratantes, des produits issus du règne végétal qui sont des aliments naturels comme l’huile d’olive ou le citron ? L’énergie, le métabolisme et la beauté sont trois facettes d’une même réalité.
Les vingt-cinq aliments recommandés dans cet ouvrage ont été choisis en fonction de leur qualité particulière sur le plan nutritionnel. Comme tout autre aliment, leurs interactions dans l’organisme est complexe et nous nous sommes efforcés de les décrire de la manière la plus simple. Vingt-cinq aliments suffisent-ils à combler tous les déficits et à redonner à notre corps sa capacité de séduction naturelle ? Non, bien sûr et nous aurions toutes intérêt à diversifier nos menus pour nous assurer à table un meilleur équilibre. Le choix de ces aliments constitue plutôt une base de travail, une invitation à enrichir notre « programme diététique » à partir de denrées considérées comme parmi les plus valorisantes du point de vue esthétique. Certaines sont de véritables merveilles comme l’huître, la pomme ou le miel. En consommant ces vingt-cinq aliments, vous êtes sûre de ne pas vous tromper ; ne consommer que ceux-là au détriment de centaines d’autres serait une grave erreur d’appréciation des besoins fondamentaux de votre corps. Si ces aliments nobles et généreux pouvaient prétendre à une nouvelle reconnaissance, ce serait d’être élues au rang de « reines de beauté ».
© Pierre Vican
L'huile d'olive
Parution juillet 2006
Anagramme éditions
206 pages
Extrait

L’huile d’olive est connue depuis l’Antiquité. C’est surtout par ses vertus gustatives, alimentaires, thérapeutiques et domestiques que cette essence de fruit a su conquérir le cœur des peuples méditerranéens. La légende dit que la déesse Athéna en fit don au peuple de la cité qui porte son nom : Athènes. On se servait de cette huile chaleureuse et onctueuse pour frictionner les nouveau-nés, pour se masser le corps au sortir du bain, pour soulager les troubles hépatiques, pour s’éclairer la nuit. La feuille même de l’olivier était réputée – et l’est toujours – pour ses bienfaits médicinaux tandis que le bois de l’arbre servait à façonner ustensiles et meubles. L’olivier a presque toujours accompagné l’Homme au gré de son destin et de son développement. Cet arbre d’une grande richesse symbolique réunit à lui seul les idées universelles de paix, de victoire, de fécondité et de purification. Il serait difficile de ne pas trouver de pays d’Europe ou d’Orient où, d’une manière ou d’une autre, l’olivier n’est pas célébré pour de semblables significations. Il y a jusqu’en Chine où, selon une autre légende, le bois d’olivier a la capacité de neutraliser certains poisons et venins. L’« or liquide » qui coule de l’olive mûre et pressée apporte tant de bienfaits que l’on aurait du mal à nous en passer dans la vie de tous les jours. Plus qu’un simple condiment, une huile d’olive de bonne qualité peut être considérée comme un aliment à part entière.
© Pierre Vican
20 août 2006
Pour un environnement de travail dépollué : rendre l'utile à l'agréable
Magazine professionnel Réflexions immobilières

Extrait
Quel rapport y a-t-il entre les navettes spatiales de la NASA, l’ambiance feutrée de nos bureaux et… les plantes vertes en pot? Aucune direz-vous. Pourtant, le lien est… subtil, mais évident : c’est une question d’atmosphère.
Les spécialistes de la pollution chimique n’ont eu de cesse de nous alerter, au cours de ce demi-siècle, sur l’impact de plus en plus nocif des produits chimiques de synthèse sur la faune, la flore et les êtres humains. Si, grâce aux recherches scientifiques, aux campagnes de sensibilisation des associations de sauvegarde de la nature et de l’environnement et à la volonté occasionnelle des pouvoirs publics d’intervenir dans ce domaine, certaines substances dangereuses ont été retirées ou leur usage limité, il reste qu’un très grand nombre d’entre elles restent en usage, sans compter de nombreuses nouvelles substances régulièrement créées et commercialisées, qui pourraient être encore plus nuisibles.
Substances chimiques nocives : les bureaux exposés en permanence
Les dangers de cette situation sont manifestes pour la santé humaine. Mais, ce que l’on sait moins – ou ce que l’on voudrait occulter – ce sont les risques que représente la présence permanente, dans la structure des immeubles d’habitation et de bureaux, de matériaux et de produits diffusant passivement dans l’atmosphère intérieure des particules tout à fait nocives pour les organismes vivants.
Il est difficile de dénombrer avec exactitude le nombre de sources de substances chimiques nocives pour l’Homme mais leur chiffre pourrait dépasser le millier. Quant aux substances chimiques et minérales elles-mêmes, ainsi diffusées dans l’air ambiant, le chiffre peut également atteindre cet ordre de grandeur voire le dépasser. Des études récentes publiées par des organismes s’intéressant à la sauvegarde de la faune ont révélé la présence de plus de 265 polluants organiques et 50 produits chimiques inorganiques dans les mammifères marins. Qu’en est-il alors des « mammifères terrestres » que nous sommes ? Peu d’études existent dans ce domaine qui nous concerne pourtant au premier chef.
Le WWF , organisation mondiale de protection de la nature et de promotion du développement durable, a exprimé son inquiétude sur l’impact des produits toxiques chimiques sur la biodiversité. Il n’y a pas un endroit dans le monde où la faune, la flore, les êtres humains et les écosystèmes dans leur intégralité ne sont menacés par des produits chimiques aux effets secondaires désastreux à moyen et à long terme.
Parmi ces effets, citons par exemple, la capacité de modifier le développement sexuel, l’équilibre neurologique et comportemental des êtres vivants, l’altération de leur reproduction et la diminution des systèmes immunitaires des êtres vivants, Homme compris.
Le problème de la pollution chimique dépasse les générations
Les responsables de la protection de la nature regrettent que la réglementation existante ne soit pas assez exhaustive ni efficace pour assurer la protection de la vie sauvage et de la santé humaine. En dépit des connaissances que nous possédons d’ores et déjà sur la contamination générale de la nature et des êtres humains et de la découverte des effets nocifs des produits chimiques de synthèse, on constate « une absence choquante de données publiquement disponibles en matière de sécurité des produits actuellement utilisés » comme s’exprimait une de ces grandes organisations internationales.
Parmi d’autres conséquences graves de cet impact général sur l’Homme, citons l’observation scientifique selon laquelle « les mères transmettent à leurs bébés des produits chimiques durant la grossesse et que des prélèvements sanguins réalisés sur les cordons ombilicaux révèlent la présence de plusieurs substances chimiques. » Nous en sommes arrivés au point où, désormais, les nouvelles générations auront à souffrir directement de notre irresponsabilité en matière écologique : la mère transmet à son bébé durant la grossesse un certain nombre de substances chimiques plus ou moins nocives auxquelles elle a été elle-même exposée. Il en est ainsi des femmes, enceintes ou pas, qui, comme les hommes, employés ou cadres, passent la plus grande partie de leur existence dans les bureaux.
76 produits toxiques différents dans le sang des parlementaires européens !
En avril 2004, le WWF a rendu publics les tests sanguins de 39 députés européens (dont Marie-Anne Isler Béguin, Harlem Désir et Danièle Auroi pour la France). Pas moins de 76 substances chimiques toxiques persistantes ont été retrouvées dans le sang des eurodéputés sur les 101 recherchées, classées en cinq groupes.En moyenne, chaque député était porteur d’un cocktail de 41 produits toxiques composés de substances persistantes (qui ne se dégradent pas dans la nature) et bio-accumulatives (qui s’accumulent dans le corps). 13 résidus chimiques (phtalates, composés perfluorés) sont retrouvés systématiquement chez tous les parlementaires.
Le « syndrome des bâtiments malsains »
Les citadins que nous sommes passons en moyenne plus de vingt heures par jour dans des atmosphères plus ou moins confinées comme celles de la maison, du bureau, de l’usine, de la voiture, des restaurants ou cafétérias, des transports en commun. Il en résulte pour notre organisme une exposition quasi permanente à une pollution interne s’avérant potentiellement plus nocive que la pollution extérieure telle qu’on peut la mesurer en ville ou à la campagne .
L’air intérieur est plus pollué que l’air l’extérieur du fait de la concentration, dans un espace habituellement restreint et confiné – surtout l’hiver mais l’été aussi –, d’un grand nombre de produits chimiques de synthèse ou de substances minérales naturelles ou transformées émanant de nombreux produits et matériaux avec lesquels nous sommes en contact de manière directe ou indirecte, mais constante. Ces produits et matériaux, sources de pollution interne, se classent en diverses catégories selon que l’on considère les structures fixes ou amovibles du bâtiment (béton, parpaings, plafonds, mur, radiateurs, canalisations…), les éléments décoratifs (peintures, revêtements, enduits, rideaux…), le mobilier et les modules de rangement et d’entreposage, les émanations toxiques dues aux machines et aux appareillages en repos ou en marche (ordinateurs, photocopieurs, machines à laver, voitures…), les sources d’énergie (lampes, radiateurs, modems, appareils de chauffage, climatiseurs…), les consommables de bureau, les parfums d’ambiance (vaporisateurs, aspirateurs, toilettes, taxis, air conditionné, linge), les vêtements que l’on porte, le tabagisme, etc. L’effet nocif combiné de cette multitude de substances indésirables qui colonisent l’atmosphère (sans parler des substances spécifiques émises pendant l’exercice de certains métiers, qui relèvent d’une autre catégorie d’effets liés aux risques et aux maladies professionnelles : mines, fourneaux, ateliers…) est connu par les scientifiques pour provoquer ce qu’ils appellent le « syndrome des bâtiments malsains » (SBS – Sick Building Syndrome). Ce syndrome a commencé par être connu du public lorsque des journalistes de la presse écrite et radiotélévisée y ont consacré des articles et des émissions. France 5 en a parlé dans son émission « Question Maison » sous la forme d’un dossier intitulé « Les plantes "dépolluantes" ». On y découvrait un autre sigle : COV (Composés Organiques Volatiles), définissant les substances polluantes qui émanent des colles de moquette, des peintures, du papier peint, etc.
La lecture du tableau inspiré par le Dr Wolverton, ancien spécialiste de la NASA (tableau 1) nous permettra de mieux nous rendre compte de l’ampleur du phénomène qui touche toutes les couches de la population et, sans doute encore plus, le personnel de bureau et ses cadres, étant donné que nous passons la majeure partie de notre vie d’adulte sur le lieu de travail.
© Pierre Vican
© photo : droits réservés.
Chypre : une île de beauté
Magazine professionnel Performances Tourisme
Formation test-terrain

DESTINATION
DÈS QUE VOUS ARRIVEZ À CHYPRE, LA NATURE VOUS ACCUEILLE avec le parfum des fleurs embaumant l'air. Troisième île de la Méditerranée par sa superficie, située au carrefour de l'Orient et de l'Occident, l'« île d'Aphrodite » étale une palette de couleurs enchanteresses qu'offrent les lauriers-roses, les arbousiers et les bougainvilliers éclatants qui s'épanouissent sur les murs blancs des maisons anciennes. République indépendante, Chypre offre un contraste saisissant entre la tradition artisanale de son arrière-pays et la modernité de ses luxueux hôtels longeant la mer, entre la chaleur de ses côtes et la fraîcheur du mont Olympos et de la montagne de Troodos, couverts de pinèdes, sillonnés de pistes de randonnée, de monastères et de vestiges archéologiques. Chypre sert aussi de refuge ou d'escale à une grande variété d'oiseaux et de plantes qui font la joie des naturalistes.
DÉCOUVERTE
NON LOIN DE SON PRINCIPAL AÉROPORT INTERNATIONAL, LARNAKA, au sud-est, est réputé pour ses cafés et ses tavernes qui longent la mer, sa promenade fréquentée et sa Marina qui attire des plaisanciers de tous les coins du monde. Outre son superbe lac salé où hivernent des colonies de flamants roses et autres espèces migratrices, son Musée archéologique et la Fondation Pierides abritent des collections d'antiquités intéressantes.
FACILE D'ACCÈS DEPUIS LES VILLES CÔTIÈRES, LEFKOSIA (NICOSIE), capitale millénaire située au centre de l'île, conserve sa vieille ville fortifiée, ceinte de solides fortifications vénitiennes du XVIe siècle. Ses nombreux édifices historiques, ses boutiques, ses restaurants, ses rues étroites bordées de vieilles maisons aux balcons ornementés, confèrent à la ville un charme unique. Aux côtés de l'extraordinaire Musée de Chypre qui réunit la collection la plus importante d'antiquités et de trésors de l'île, on peut découvrir le magnifique Musée byzantin, l'Archevêché, la cathédrale Agios Ioannis et ses superbes fresques. Au nord du vieux Lefkosia court depuis 1974 la « Ligne verte » coupant la ville et l'île en deux parties inégales, après l'invasion du nord du pays par l'armée turque.
LA STATION BALNÉAIRE DE LEMESSOS (LIMASSOL), terre de vignobles bordée par seize kilomètres de côtes, est une agréable ville cosmopolite, animée par une vie nocturne. Doublée d'un centre commercial riche en tavernes et en restaurants, la deuxième ville du pays possède le plus grand port de l'île. Le magnifique amphithéâtre de Kourion accueille concerts l'été et festivals de théâtre. Le château de Lemesos abrite le Musée médiéval de Chypre tandis que, parmi d'autres, le Musée archéologique régional et les jardins alentours rivalisent avec de ravissants villages au pied des collines.
VOTRE SÉJOUR À CHYPRE ne saurait être complet sans la visite de quelques-unes des neuf chapelles byzantines situées dans les montagnes de Troodos, et des localités de Kato Pafos, Palaipafos et Choirokoitia que l'Unesco a classées « patrimoine de l'humanité ». Vous serez agréablement attirés par l'« Anthestiria », le festival des Fleurs de Printemps, ou le « Kataklysmos », la Fête du Déluge, la plus courue de toute l'année, qui coïncide avec la Pentecôte. Les passionnés d'archéologie auront plaisir à découvrir les mosaïques de la Villa de Dionysos, à Nicosie, le théâtre gréco-romain de Kourion et de Petra tou Romiou, lieu légendaire de naissance d'Aphrodite. Côté gastronomie, vous voudrez sans doute goûter aux fameux mézés du Byzantium Palace, dans le Laïki Yitonia, le vieux Nicosie, ou, à Lemesos, dans la taverne Edo Lemesos, au restaurant Palies Anamnisis ou encore l'Istoriko à moins que vous préfériez faire confiance aux chefs qui officient dans les grands hôtels de la côte, par exemple, au Leptos Coral Beach Hotel.
POINTS FORTS
ÎLE DE L'ÉTERNEL ÉTÉ située en Méditerranée orientale, Chypre connaît des hivers doux, suivis par des étés qui se prolongent jusqu'en novembre. En janvier, la température moyenne est de 16 °. Cette destination agréable en toute saison est également montagneuse : prévoir des vêtements plus chauds si une excursion en altitude vous tente.
L'ARRIÈRE-PAYS EST ENCORE VIERGE de toute infrastructure, jouissant d'une grande tranquillité et d'une criminalité pratiquement nulle. Les distances sont vite franchies grâce à la présence d'autoroutes.
À 3 h seulement de Paris, Chypre possède sur la côte une excellente infrastructure hôtelière dotée des standards européens élevés. Parmi les meilleurs hôtels : le Saint-Raphaël Resort et sa marina, et le Hawaii Grand Hotel Resort, à Limassol ; le Paphos Amathus Beach Hotel, l'Athena Beach Hotel et le Coral Beach Hotel Resort, à Paphos, sur la côte ouest ; le Forum Hotel Inter-Continental et le Hilton, à Nicosie ; l'Anassa Hotel & Spa à Polis, sur la baie de Chrysochou, et Le Méridien et son superbe centre de thalassothérapie, à Larnaka.
CLIENTS CIBLES
Chypre constitue une destination de choix pour les conventions. Les amoureux de la nature, de la tranquillité et de l'authenticité, tomberont sous le charme chypriote et seront surpris par la qualité des prestations offerte dans les grands hôtels.
© Photo : Office de tourisme de Chypre
© Pierre Vican, 2000
La Seconde Guerre mondiale, 1939-1945. Objets et uniformes
Éditions de Lodi
Avant-propos de l'ouvrage

Tout objet est chargé de signes. Témoin d’une histoire, grande ou petite, il conserve en son être, comme gravée dans la matière, la trace de souvenirs et d’émotions enfouis dans une mémoire apparemment inerte mais féconde en réminiscences.
Voilà la justification de tous les efforts, des plus frustrants aux plus enthousiasmants, de nos collectionneurs. « À quoi bon vous acharnez-vous à rassembler ces chimères qui ne valent que le prix de la douleur et de la perte, puisque tout est voué à disparaître, tôt ou tard, y compris nous-mêmes ? » leur demande-t-on. À quoi ils rétorquent : « Nous sommes les gardiens de votre légende. Sans nous, que seriez-vous ? Des êtres sans racines, oublieux de vos faits, de votre génie et de vos égarements, enfants de nulle part… »
Il y a une soixantaine d’années, lorsque s’achevait la Seconde Guerre mondiale, désireux de tourner la page sanglante d’une folie meurtrière qui submergea la civilisation, l’on pensait faire table rase des terribles années. L’on ne compte plus depuis, en France comme à l’étranger, les commémorations, les articles, les livres, les films, les documents sonores et les sites électroniques dont le contenu se réfère à cet épisode dramatique du XXe siècle.
Fruit de plusieurs années de recherches et de découvertes passionnantes, cet ouvrage recense en un ordre logique et thématique plus de cinq mille objets et uniformes ayant appartenu à la chronique brûlante des années 1939-1945.
Ce document unique en son genre n’a pu voir le jour que grâce au dévouement de collectionneurs avisés et à l’érudition de spécialistes soucieux du détail et de l’authenticité. Tout ou presque a été évalué, daté, répertorié et nommé, de l’insigne des navires de haute mer de la Kriegsmarine à la simple botte de saut du parachutiste américain de Sainte-Mère-Église.
Ce véritable « livre-musée » aurait été incomplet s’il ne rappelait pas les heures de gloire et de détresse, les victoires et les revers des armées et des soldats jetés dans la tourmente. Opérations, forces armées, déroulement des batailles, véhicules, armement, théâtres d’opérations, bilans, citations de personnages historiques, images d’archives, anecdotes, rien ne semble manquer pour donner au lecteur une idée la plus juste possible du contexte dans lequel évoluaient et combattaient alors les protagonistes.
Nous sommes fiers de présenter cet ouvrage dont la richesse documentaire contribuera, nous l’espérons, à donner un point de vue original et une perception unique de ce que fut la dernière guerre mondiale, en laissant la « parole » aux pièces historiques que les hommes emportèrent ou abandonnèrent au fil de leur destin.
© Éditions de Lodi
© Pierre Vican, juillet 2002
Mon enfant mange n'importe quoi
Parution juillet 2006
Anagramme éditions
Extrait

Le constat général appelle les grandes institutions sanitaires à élaborer des campagnes de santé publique qui tiennent compte de ces facteurs et visent à en réduire les effets. Non seulement il est utile d’agir au niveau des politiques nationales ou européennes, mais des changements de comportement au niveau familial et scolaire sont indispensables.
La communauté médicale, les parents, les enseignants, les fabricants de produits alimentaires, les distributeurs de ces produits, les publicitaires, les directeurs de grandes surfaces, les medias – notamment ceux qui concernent la petite enfance et l’adolescence – les animateurs de loisirs et les responsables de sport pour ne citer que ceux-là devraient être impliqués de manière coordonnée dans des grandes campagnes relevant de causes nationales pour endiguer cette épidémie.
Diverses mesures prévoient le lancement de causes nationales concernant la nourriture et les boissons inadéquates, qui responsabiliseraient les fabricants et les réseaux de distribution. Certains pays sont plus laxistes que d’autres dans le domaine du marketing de denrées inadéquates et de la publicité à la télévision pour les aliments destinés aux jeunes. Il s’agit en fait de protéger l’enfance contre les intérêts des marchands.
Il est prévu de mettre à la disposition des consommateurs des numéros d’appel grâce auxquels obtenir des informations sur tel aliment ; d’encourager les industriels à fabriquer des aliments plus conformes aux besoins physiologiques des enfants ; d’inciter les publicistes à s’orienter vers la promotion de produits plus sains ; d’entraîner les mères de famille à mieux s’occuper de l’alimentation de leurs enfants ; d’intervenir dans les écoles pour encourager les élèves à découvrir de meilleurs aliments, etc. Toutes ces idées semblent généreuses, quant à savoir si elles seront efficaces, l’avenir seul le dira.
© Pierre Vican
Reprendre confiance en soi
70 objectifs pour un meilleur épanouissement personnel
Pour François d'Estérel
Anagramme éditions
Collection : Développement personnel. Positiver

Les expériences de la vie - qu'elles soient heureuses ou malheureuses - peuvent être la plupart du temps enrichissantes si l'on sait comment s'y prendre pour en tirer le meilleur parti.
Quelque chose doit changer par rapport aux mauvaises expériences dont le sort nous afflige : nous, notre attitude fondamentale, notre regard sur nous-même.
La solution, s'il y en a une, ne serait-elle pas de parvenir à faire face aux coups du destin, aux expériences douloureuses, non pas avec le détachement d'un moine tibétain retiré dans ses hautes montagnes,mais avec la certitude pratique de ressortir plus fort de l'épreuve. Si nous pouvions faire cela, les conséquences sur le déroulement de notre existence et sur notre épanouissement seraient inimaginables. Nous deviendrons presque intouchables sans que nous perdions notre sensibilité personnelle ! Mais comment y parvenir ?...
© Pierre Vican

